Violences

Matin

Il est 7 H 45, je patiente à un feu.

Traverse un homme avec une laisse autour du cou, une cannette de bière à la main, dégingandé, suivi par un chien qui avance la queue entre les jambes.

Comme le font tous les êtres qui sont humiliés, voire violentés.

Un court instant, mon regard décroche et lorsque je le regarde à nouveau alors qu’il a traversé, je le vois hurler sur son chien, brandissant la laisse, prêt à lui taper dessus, le chien à terre, regard baissé. Résigné.

Mes tripes se tordent mais je n’ai pas le temps de klaxonner, de baisser la vitre, il faut avancer déjà.

Lâche violence, contre un animal. Violence crasse, à l’image du personnage.

Après-midi

Sous les fenêtres de mon bureau, au travail, avec ma collègue nous entendons des crissements de pneus, un bruit violent. Nous nous mettons à la fenêtre : une voiture percute un motard sur l’avenue. Un policier pour être précise. Nous ne voyons pas le reste de la scène. En une poignée de seconde surgissent des habitants du quartier, des enfants et évidemment, une armada de policiers. Plus tard, nous voyons l’homme encadré par des policiers, plus tard encore les habitants caillasseront quelques voitures. Le journal nous a appris ce matin que cet homme était armé…

Matin

Informations matinales à la radio. Une jeune femme, sortant d’uns discothèque toulousaine se fait violer par 5 ou 6 individus (!!!). La scène est filmée, diffusée sur les réseaux. A cause (grâce ?) à cette diffusion la victime est identifiée mais pas ses violeurs.

J’ai la nausée, à regarder, entendre, écouter. Je vomis cette société qui partout crée de la violence. Elle est inhérente à l’humanité. Je le sais, je l’ai intégré. Je n’en demeure pas moins atterrée, si je considère les habitants de mon pays comme « éduqués ».

Vaste débat…

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