Struggle

Parmi toutes les injonctions stupides que je me suis infligée, il y a le famous « dépêche toi ».

Derrière ce dépêche toi, il y a une longue liste de récriminations enfermantes, de celles qui vous font vivre en apnée.

Ce dépêche toi, pour partie m’incombe et incombe pour l’autre partie à mon éducation. Dans ma famille on ne se pose pas, il faut penser à plusieurs choses à la fois (quand on aura terminé ça, il faudra faire ça, puis ça), se projeter à demain quand aujourd’hui vient à peine d’éclore. Se poser est signe de fainéantise, trainer un peu signe de faiblesse. Chez moi on ne traine pas.

Ainsi, ce dépêche toi a habité mon enfance, puis j’ai fait corps avec lui adulte.

La société par ailleurs, les réseaux sociaux, les blogs n’aident pas à choisir un mode slow life.

Il m’a fallu du temps pour comprendre, pour l’intégrer et l’assumer : je ne suis pas faite de ce bois là.

J’ai besoin de me poser. J’ai besoin de silence, de m’extraire, de prendre soin de moi, tout simplement.

Mon alerte imparable ? L’hyperphagie qui, dès que je commence à ne plus avoir d’énergie, à devenir plus sensible, vient à nouveau me dévorer de l’intérieur.

Je dois toujours lutter pour ne pas être en ébullition intérieure ou pour ne pas me laisser envahir par un quotidien de travail souvent lourd.

Je commence juste à faire mes premiers pas sur mon chemin zen…

 

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15 réflexions sur “Struggle

  1. Guibert dit :

    et oui à peine lever il fallait « petit déjeuner », se brosser les dents, se laver, s’habiller
    ne pas perdre de temps
    lire …. pas facile
    je vous suis sur cette route du zen, le temps s’agite toujours dans « moi »
    à part quand je me trouve dans la montagne, la nature, devant un tableau

    • Cloudy dit :

      Bienvenue ici Guibert.
      A vous lire, je me faisais la réflexion suivante. Un temps, j’ai cessé de lire. Je n’avais plus le temps pour le « reste », l’essentiel.
      Évidemment, je faisais fausse route.
      La nature est mon essentielle, les montagnes bien sûr qui peuplent mon quotidien…
      Bon chemin vers votre zen.

  2. Célestine dit :

    Je t’accompagne sur ton chemin, ma Cloudy. Celui de la désactivation des conditionnements familiaux. Parce que c’est notre vie et pas la leur, et que rien ne nous oblige à suivre ces conditionnements jusqu’à notre mort…
    Parce que l’on n’a qu’une vie, qu’elle est merveilleuse et passionnante et que perdre son temps à « faire » des choses inutiles et chronophages, ce n’est pas cela la vie…
    Je t’embrasse fort
    ¸¸.•*¨*• ☆

  3. esterina dit :

    Tout comme toi, je ne rêve que de zenitude, de tranquillité d’esprit, (que le chemin est long)
    devenir contemplative un moment, moment pour soi, mais hélas chasse le naturel il revient au galop (du moins pour moi) alors je m’agite à nouveau et le stress, l’angoisse m’envahissent grrr. Pourtant j’ai lu et relu, la théorie sans souci mais la mise en oeuvre reste difficile tant ce n’est pas dans ma culture.
    Belle journée et bisettes

    • Cloudy dit :

      Ohhh chère Esterina, je crois que nos pas se suivent.
      La théorie = zéro problème !
      Et puis voilà qu’il faut retourner à la vraie vie… celle qui nous rattrape toujours.
      Je ne désespère pas, je m’accroche pour chaque jour me consacrer du temps : étirements, lecture, méditation, bain chaud, massage des pieds…
      On va y arriver !
      Des bécots 🙂

  4. Catherine dit :

    Pareil…petite fille qui adorait lire mais dont la maman disait régulièrement qu’il fallait qu’elle se bouge. S’asseoir c’était les fainéants, les pas-sportifs…par extension dans ma tête les loosers…
    J’ai compris depuis que pour ma mère (et pour d’autres d’ailleurs) s’arrêter de bouger c’est se mettre à réfléchir à elle-même. Ne jamais s’arrêter de bouger, de se projeter continuellement dans l’après ça évite de se confronter à soi-même et à certaines vérités. Je le dis d’autant plus facilement que même si je prends plus de temps pour moi (« comment t’es encore en pyjama à 11h du matin… » je l’entends encore de ma mère alors que je vais avoir 49 ans) j’avoue quand même que je suis dans une fébrilité constante, un besoin de « rentabiliser » mon temps. Je me surprends même lors de quelques pauses (lecture ou bain ou thé par exemple) de me projeter dans l’instant d’après, en visualisant ce que je vais faire juste après…Comme si je culpabilisais encore et encore de m’octroyer du temps…Et finalement en ne suivant pas mon rythme je me fais du mal. J’en retire beaucoup de frustrations. Merci de ce post qui va me faire réfléchir..

    • Cloudy dit :

      Merci à vous Catherine pour ce partage qui me parle tant mais tant !
      Je vous souhaite de vous trouver dans un rythme qui est le votre, qui vous correspond et qui ne vous fera plus culpabiliser.
      Devenir sa meilleure amie est si difficile parfois !
      Bon courage à vous !

  5. Melle Bulle dit :

    « vite, vite » ! cette phrase est la phrase préférée de ma belle-mère (la mère de mon mari) … du coup, mon mari est devenu l’opposé ! Moi, je pense être dans le juste milieu : j’aime anticiper des choses mais aussi et surtout profiter de l’instant T et je peux remettre des choses à plus tard si j’estime avoir besoin de plus de temps pour les faire !
    Merci société de consommation et de zapping … tout va vite et surtout rien ne reste !

  6. mouchette dit :

    Que ces premiers pas deviennent des pas quotidiens sur ton chemin zen. Cela fait beaucoup de bien de se poser. Pour profiter du moment présent.
    Bon courage à toi Cloudy !

  7. Den dit :

    Leurs rythmes n’étaient pas les nôtres, et que de vies gâchées à trop vouloir nous démener. J’ai connu ça aussi… et il en a fallu du temps pour l’admettre et m’en défaire. Comme si je/ nous commettais/commettions une grosse faute ! Coupable(s).
    Fallait faire encore et toujours. Ne pas perdre son temps pour lire, réfléchir, penser, rêver.
    Ici et maintenant, Cloudy. Nous avons grandi….et nous prenons le temps….
    Ton chemin est sur la bonne voie sereine.
    Bon courage.
    Je t’embrasse.

En direction du Cloudy World

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