Laisser fleurir

Ensemble nous avons déterminé ce qui cloche : ma place. Ma place dans la vie, dans ma famille, dans mon couple au travail. Cette place que je me suis faite par le corps mais que les « autres » étaient si peu enclins à me faire, pour un ensemble de circonstances dépendant d’eux et de moi.

La place, un élément si essentiel finalement.

Je me suis mise à croire en ce pouvoir des mots, ceux qu’on écrit, qu’on laisse résonner, ceux qu’on laisse fleurir pour qu’ils donnent quelque chose. Une inspiration, une forme de vérité, une certaine force.

Il y a eu des rêves et puis une conviction profonde (alors pas tout de suite la profondeur hein), celle de ce que je veux faire demain.

Quand j’aurais trouvé la bonne formation, quand on me financera (quand les planètes seront alignées).

Car je sais que c’est le bon moment. Le bon moment intérieur, le bon moment dans ma pratique, le moment de ma maturité.

15 années à accompagner, à mettre en œuvre des outils, à les appliquer pour mieux accompagner. Et la satisfaction (prétentieuse ?) de voir des personnes retisser les fils, pour elles-mêmes, pour construire un projet professionnel, pour mieux se connaître.

J’aime follement ça. Je ne le dirais jamais ni dans une formation, ni dans un entretien (c’est un peu trop quand même…). Mais je ressens cette satisfaction égoïste à voir les personnes que j’accompagne avancer sur leur chemin. Un peu, beaucoup, pour certaines reculer mais toujours trouver une clé pour avancer vers soi, s’aimer un peu plus, se traiter en bienveillance, prendre des décisions.

C’est peut être le début d’un nouveau chemin…

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