Un quelqu’un

Je recherche, à nouveau, mon quelqu’un.

La recherche du quelqu’un c’est un peu la quête du graal…

J’ai rencontré plusieurs quelqu’un et même des quelqu’une, des personnes qui ont marqué durablement ma vie, m’ont permis de me mettre en chemin pour comprendre certains schémas psychologiques enfermants. J’ai fui ceux avec lesquels il n’y avait pas de feeling, j’ai aussi laissé tomber quelques gourous. Je suis allée fouiller vers des modes d’accompagnement très différents… Ça a duré longtemps, puis ce fut plus ponctuel pour régler un problème donné.

Aujourd’hui, les crises d’angoisse ont repris, les insomnies, l’hyperphagie (ne jamais oh grand jamais penser qu’on en a fini avec cette saloperie), les pensées morbides. Bref, de merveilleux moments de solitude.

Le portrait robot de mon quelqu’un serait le suivant :

Un homme de plus de 50 ans, formé aux TCC, proche de mon lieu de travail, pas trop éloigné de chez moi par ailleurs (à mi chemin donc), joignable par téléphone en cas de crise d’angoisse, aux pratiques pas trop onéreuses, qui ne me garde pas 15 ans et qui est doté de beaucoup d’humour (oui oui) et d’un minimum d’empathie.

Je me vois comme un merveilleux sujet de thèse (re-oui oui). J’ai lu une tonne (pas moins) de livres sur le développement personnel, je suis allée fouiner du côté de la PNL, de l’AT, de l’EFT. En tant que travailleuse sociale (je HAIS ce terme), j’ai été formée à quantité de « choses » pour accompagner, écouter, être en empathie. Mais que nenni, la cordonnière est toujours la plus mal chaussée. J’en suis toujours (à peu près) au même point.

Soit : 42 ans, pas toutes ses dents, insatisfaite de sa vie, de son œuvre, de tous les creux qui n’arrivent pas à être comblés, une certaine difficulté à faire avec soi, à construire pour soi.

Au fond, je crois, cela fait 42 ans que je suis en quête d’identité, la mienne, profonde, la vraie.

Le graal disais-je…

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21 réflexions sur “Un quelqu’un

  1. Mélodie dit :

    Quand j’ai rencontré mon quelqu’un, j’étais enceinte de mon aînée. Entre-temps j’avais essayé quelques quelqu’uns , même de nombreux . Ce quelqu’un-là c’est pas n’importe qui car il m’a sauvé la vie (au sens propre). Très vite il a balayé mes béquilles chimiques. Grâce à lui je me suis autorisée enfin à vivre, à réussir, à dépasser ma mère, à exercer un métier qui me répare, un métier où je me sens libre de rire, de me réjouir une enfant mais aussi d’user, sans culpabilité, de ma posture d’adulte qui guide et qui cadre .
    Ma mère, elle, doutait de tout et de tous, elle n’a jamais voulu lâcher prise, elle ne s’est jamais laissée à la suggestion d’un quelqu’un. C’était sa protection.
    Aujourd’hui ma grande a 17 ans et , moi la jusqu’au boutiste dans ma quête de sens, je tiens encore à mon quelqu’un. Hier encore, j’ai débusqué, chez lui, un lièvre. j’y ai pensé toute la journée (entre la géométrie et la récré et la lecture) , histoire de me faire à l’idée des mots qui me sont venus à l’esprit dans son cabinet, des mots qui semblent apaiser ma faim (je ne refuse jamais un jour de répit ).
    Aujourd’hui ma grande de 17 ans est à la recherche de son quelqu’un faiseur de sens; elle a quelques rdv, avant les vacances, pour trouver chaussure à son pied (ça va nous coûter bonbon deux psy à la maison !). J’y crois fort !
    Une copine psy m’a dit que l’essentiel n’était pas l’école (moi je serais plutôt branchée regard psychanalytique) mais la confiance qu’on accorde à cette personne.
    HAUT LES CŒURS! !

    • Cloudy dit :

      Oui Mélodie, tu as raison, haut les coeurs !
      Je vais trouver, me trouver au détour du chemin
      Je t’embrasse, merci pour tes partages toujours puissants ici.
      C’est « drôle », je pense souvent à toi…
      Belle fin d’année à toi 🙂

  2. Aldor dit :

    Et si c’était cette insatisfaction qui était finalement ce « Vous » que vous cherchez et qu’il.suffirait simplement d’accepter tel qu’il est -ce qui exige peut-être un effort. Non ?

    • Cloudy dit :

      Peut être.
      Je n’en ai aucune idée à vrai dire. Je suis perdue.
      La vie me ramène invariablement vers ce que je n’ai pas « traité » ou « réglé » ou « considéré ».
      Effort… Je ne supporte pas ce terme 😉

  3. hyoutoko dit :

    J’aurai pu si…
    – Je n’étais pas loin.
    – Si j’avais une idée de ce qu’est TCC (Taxe Chère Comprise ?)
    – Si j’étais à mis chemin…
    Pour le reste cela collait…
    Bonne chance pour « un quelqu’un »…

    • Cloudy dit :

      Trouble du comportement (alimentaire pour ce qui me concerne)
      Tu es donc thérapeutique ?
      Influence japonisante 😉 ?
      Merci de revenir ici 🙂

    • hyoutoko dit :

      J’ai aussi des troubles de comportement (de communication aussi)
      Je suis empathique, et très bon conseiller (mais mauvais payeur)
      Influence japonisante oui, philosophie oblige.
      Massage japonais aussi…
      L’humour dilué (je savais pour TCC…
      Sourire

  4. Célestine dit :

    Je te souhaite de trouver cette perle rare.
    Je suis sûre qu’il existe, ce quelqu’un. De tout coeur.♥︎
    Mais juste une question: pourquoi combler les creux ? la pénéplaine est-elle si agréable ?;-)
    ¸¸.•*¨*• ☆

    • Cloudy dit :

      Merci chère Célestine 🙂
      Oui, les creux nombreux, sont trop douloureux, je ne supporte plus de les traverser, de toujours y revenir…
      Doux we à toi 🙂

  5. Petit Lotus dit :

    un « quelqu’un » c’est comme une bonne paire de lunette, il nous permet d’y voir clair et d’avoir moins mal à la tête 😉

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