Effet boule de neige

Il fait beau. Un peu froid certes, mais la journée va être belle.

C’est le week end, il a neigé un peu. C’est doux et je me sens bien.

Et puis, au cours de la journée, LA phrase. Pas dite pour faire mal, assurément, pas faite pour blesser non plus.

Mais elle a des épines. Par paquets. Elles tracent leurs sillons (les salopes) et viennent ternir le tableau.

Et l’anodin devient du qui fait mal, du qui pique et brûle au dedans.

Il donnerait presque envie de s’engueuler à en faire trembler les murs, pour faire sortir ce qui fait un mal de chien.

C’est rien, trois fois rien mais ça fait effet boule de neige à l’intérieur. C’est froid, ça roule de la tête puis fonce droit vers le cœur. C’est ridicule tellement c’est rien. Mais c’est là, insidieux, présent.

On est grands, on est adultes, on peut se parler, on pourrait mais non. C’est l’enfant tapi qui prend. Et il ressasse, encore et encore.

C’est drôle au fond, comme on est différents, comme on ne voit pas les choses de la même manière, comme nos expériences sont opposées parfois. C’est fou comme on se nourrit de choses différentes, qui ressortent plusieurs mois plus tard, différemment pour l’un et pour l’autre.

La communication qu’ils disaient….

Marcel # 4

Et ça continue….

  1. Quel est votre livre préféré ? Celui que je n’ai pas encore lu.
  2.  A qui envoyez-vous le plus de sms ? A mon Népou.
  3. Dites-vous plus souvent oui ou non ? Oui
  4. Aimez-vous être seule ? Infiniment
  5. Que feriez-vous si vous n’aviez pas besoin de travail ? Je monterais un projet de conseil pour les personnes en difficultés, je m’occuperais de moi (ballade, taï chi, méditation, massage), je prendrais des cours (allemand, anglais, psychologie positive), j’ouvrirais mon salon de thé-librairie.
  6.  Êtes-vous une bonne conductrice ? Il me semble que oui
  7. Avez-vous besoin que les gens vous apprécient ? Bah ceux que j’aime oui, c’est mieux
  8. Qu’auriez-vous du faire de différent dans votre vie amoureuse ? Dire oui plus souvent…
  9. Quand vous sortez le soir, que préférez-vous faire ? Aller au ciné, au théâtre, aller à un concert, être invitée
  10. Avez-vous jamais enfreint la loi ? Plusieurs fois avec ma voiture. J’ai été arrêtée par une police allemande aussi…
  11. Votre signe astrologique correspond-il à vos traits de caractère ? je ne sais pas très bien à quoi correspond mon signe, alors bon
  12. Quelle est la couleur dominante de votre garde-robe ? le noir
  13. Profitez-vous à fond de chaque jour ? absolument pas, à mon grand regret
  14. Admettez-vous facilement vos erreurs ? professionnellement oui
  15. Quelles choses vous donneraient envie de rester enfant ? franchement aucune
  16. Pouvez-vous vous passer d’internet une semaine ? très très difficilement, je n’en suis pas fière. Je suis addicte à mon blog et à instagram
  17. Qui vous connait le mieux ? moi, ma nourrice, mon Népou
  18. Quelle tâche ménagère trouvez-vous la moins ennuyeuse ? toutes ! j’adore faire le ménage
  19. Avez-vous déjà été déçue par une personne ? diantre par des dizaines !
  20. A quoi ressemble une journée parfaite pour vous ? un samedi matin ensoleillé, un bon petit déjeuner, une ballade à la fraiche, un bon repas, la lecture d’un livre sous un arbre. Sinon, la même chose avec mon Népou, une galerie, un salon de thé, un bon film et….
  21.   Êtes-vous fière de vous ? parfois oui
  22. Quel talent inutile possédez-vous ? je ne pense pas avoir de talent
  23. Y a-t-il des problèmes en suspens dans votre vie ? mon infertilité, mon hyperphagie, la vie à distance de mon Népou, mes relations familiales…
  24. Pourquoi buvez-vous ou ne buvez-vous pas d’alcool ? je bois du champagne lors de grandes occasions et en quantité très modérée et de la bière (en quantité moins modérée) lors d’apéritif. Sinon mes 2 cames sont l’eau et le jus de pommes
  25. Quel genre de choses vous rend heureuse ? l’envol des oiseaux, le bruit de l’eau, une vue dégagée sur mes montagnes, un bon livre, l’amour de mon Népou, un compliment, un sourire…
  26. Avez-vous regardé les nuages aujourd’hui ? je ne crois pas aujourd’hui
  27. Quel mot utilisez-vous le plus souvent ? c’est moche, putain, mon chéri
  28. Aimez-vous être sous les feux de la rampe ? parfois oui, quand je brille, sans fausse note
  29. A quoi devriez-vous consacrez plus de temps ? à la rêverie et au repos

Elle

Elle me sait.

Plus que ma mère, plus que mon Népou, plus que moi.

Elle me devine à travers mes gestes, ma voix, ma peau.

Elle est mon âme sœur, mon pilier, mon poumon, ma tendre.

Elle m’a accueillie, soignée, pansée, nourrie, cajolée, caressée, aimée.

Plus que son propre enfant peut être, autrement, différemment, intensément.

Notre histoire, c’est celle d’une quarantenaire, qui accepte de faire entrer dans sa famille un bébé dont les parents éprouvent quelques difficultés à s’occuper…

C’est celle d’une mère déjà flanquée d’un grand ado, qui a le cœur assez grand pour donner encore, pour donner plus, pour combler les trous, remplir les vides. C’est celle d’une femme  qui décide malgré les obstacles, malgré les difficultés, de couver l’oisillon d’une autre, tout en lui laissant la place.

Pour moi, elle a gommé les différences, elle a surmonté ses peurs, affronté les critiques. Elle m’a fait sienne. Je suis entrée dans sa famille, j’ai eu d’emblée une place naturelle, une place que je n’ai jamais eu « chez moi ». Avec le recul, je sais que ce chez moi n’a aucune signification. Il n’y a jamais eu de réel chez moi, sauf chez elle.

Nous avons beaucoup vécu toutes les deux. Fusionnelles. Son fils prenant son envol, son mari travaillant de par le monde. Nous nous sommes, un peu, reposées l’une sur l’autre. J’étais la présence indéfectible lors de ses épisodes de souffrance et de solitude, elle a été mon repère dans mes nuits.

Cet amour là est incommensurable, il a toujours été inconditionnel aussi.

Aujourd’hui, elle a 80 ans. Elle ne voit presque plus, elle est souffrante. Il y a des choses qu’elle ne peut plus faire seule : mettre  ses chaussures, boutonner son manteau, couper sa viande. Ses mains se sont teintées, ses cheveux clairsemés, sa peau affinée.

Elle est un bien précieux que l’on chérit. Son fils, ses petits-fils, moi.

Elle a toujours l’esprit alerte, toujours ses emportements, ses émotions exacerbées mais ses yeux sont tristes, infiniment. Il y a la souffrance à ne plus voir la vie, ses petits enfants, la nature…

A mesure qu’elle s’étiole, me cœur se serre….

Je me prépare à faire sans Elle, chose dont je me sens totalement incapable aujourd’hui. La vie sans elle, ne serait plus la même vie.

Déjà maintenant

Ça y est, on y est.

Je veux dire, c’est déjà 2017.

Je me souviens avec une extrême précision dans quel état j’étais il y a un an.

Il me restait un mois à faire dans ancien travail. J’étais excitée, terrifiée et néanmoins anesthésiée car sous anti dépresseur. Je n’avais qu’une envie : voir du large, changer d’horizon, apprendre.

J’ai réussi mon coup… Non sans y laisser, encore, quelques plumes. 10 mois que je travaille dans une équipe incomplète, 10 mois que je cravache, que je ne parviens pas à lever la tête du guidon.

Émotionnellement, je me retrouve dans les mêmes pas qu’il y a un an. Étrangement  en arrière. Professionnellement, un nouveau chantier m’attend. Un nouveau challenge dont je ne suis pas certaine de vouloir. La stabilité espérée ne sera pas au rendez-vous.

Définitivement la vie va trop vite pour moi. La vie professionnelle, la vie 3.0, où tu n’as pas fini d’exécuter les dernières directives que déjà il faut penser à celles d’après demain.

Je me sens un peu prise au piège… Sans plus d’horizon qu’en 2016. d’ailleurs, comme l’année dernière, je n’ai envie de rien… Pas de résolution, pas de projet particulier.

Des besoins. Juste des besoins :

  • me remettre à lire, ce dont je suis incapable depuis un an
  • prendre du temps pour moi
  • manger mieux,
  • prendre soin de mon corps.

Juste ça, me remettre au coeur de moi.