Rapport au temps

Depuis quelques semaines, je suis la cobaye d’une coach en formation.

Elle teste sur moi sa pratique et ses outils. C’est curieux et hyper boostant à la fois. Éclaircir son point de vue, argumenter, partager, confronter.

Je lui ai posé ma problématique qui est mon rapport au temps.

Ce rapport au temps prend des proportions assez folles depuis que je travaille de nouveau à 100 %. Je ne sais pas comment je me débrouille mais j’ai le sentiment intérieur et physique d’être totalement débordée.

Vous objecterez à juste titre que j’ai des horaires de bureau, que je vis seule la plupart du temps et sans enfant, sans animaux non plus. Je ne fais pas de sport, je ne suis investie dans aucune association, je n’ai pas d’activités particulières non plus.

So what ?

Bah je ne sais pas. Il y a cette folle fatigue permanente (et depuis des lunes), il y a ce sentiment que je n’ai plus de place pour moi. Moi et l’écriture, moi et la méditation, moi et la lecture, moi et ma maison (moi quoi). Je n’écris presque plus, plus de manière quotidienne en tout cas, je ne lis presque plus car je me laisse happer par des conneries sur internet, je médite moins que je le souhaite et enfin ma maison ressemble à une ville assiégée.

Je suis sans doute mal organisée, car le soir, en rentrant je dépose mon cerveau et mon corps sur mon vaste canapé. Et les heures défilent. J’aimerais bien mais je peux point.

Aussi, l’année précédente a filé à la vitesse de la lumière, sans que j’investisse réellement et à fond ce qui me tient à cœur.

Ma coach me dit que tout est dans la volonté, dans les contrats que l’on signe avec soi, dans les compartiments que l’on s’autorise à créer pour son bien être.

Sincèrement, je ne sais pas…

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