Effet boule de neige

Il fait beau. Un peu froid certes, mais la journée va être belle.

C’est le week end, il a neigé un peu. C’est doux et je me sens bien.

Et puis, au cours de la journée, LA phrase. Pas dite pour faire mal, assurément, pas faite pour blesser non plus.

Mais elle a des épines. Par paquets. Elles tracent leurs sillons (les salopes) et viennent ternir le tableau.

Et l’anodin devient du qui fait mal, du qui pique et brûle au dedans.

Il donnerait presque envie de s’engueuler à en faire trembler les murs, pour faire sortir ce qui fait un mal de chien.

C’est rien, trois fois rien mais ça fait effet boule de neige à l’intérieur. C’est froid, ça roule de la tête puis fonce droit vers le cœur. C’est ridicule tellement c’est rien. Mais c’est là, insidieux, présent.

On est grands, on est adultes, on peut se parler, on pourrait mais non. C’est l’enfant tapi qui prend. Et il ressasse, encore et encore.

C’est drôle au fond, comme on est différents, comme on ne voit pas les choses de la même manière, comme nos expériences sont opposées parfois. C’est fou comme on se nourrit de choses différentes, qui ressortent plusieurs mois plus tard, différemment pour l’un et pour l’autre.

La communication qu’ils disaient….

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