Indigence et pédanterie

Le titre de ce billet n’est pas prometteur, il est limite poussif même…

Ce week-end, j’ai renoué avec le SAMU, avec les urgences.

Les urgences, ce lieu foutraque où se côtoie l’indigence et la pédanterie.

Qui que nous soyons, pour des raisons très similaires, nous souffrons. Que nous soyons le sportif qui s’est blessé, le quinqua victime d’un accident domestique, la mamie recroquevillée sur son brancard, ou bien comme nous que nous attendions une accidentée.

Alors oui, on attend des heures, c’est bruyant, il y fait très chaud, ça court, ça pleure, ça rit, ça tempête, ça parle fort au téléphone « je ne sais pas s’il sort ce soir, oui je sais ça fait 5 heures, c’est moi qui attends pas toi à la fin, bordel !!!! », mais pendant plusieurs heures, nous cohabitons, chacun plongé dans notre humanité.

Je me suis questionnée sur la manière dont les malades sont triés, sur le pourquoi de la présence de vigiles plantés de manière ostentatoire dans le hall. Je me suis retranchée dans ma bulle pour me protéger, j’ai regardé, écouté, épaulé.

Et puis j’ai pensé que c’est une chance folle, oui une chance de pouvoir être pris en charge de la sorte par des personnes consciencieuses, rassurantes, au discours adapté.

Je ne transforme pas l’épreuve, j’imagine juste un monde sans fonctionnaires, ou pour être plus juste avec deux fois moins de fonctionnaires, à quoi ressemblerait un monde sous l’ère  fillioniste.

J’ai dit poussif ? Peut être pas finalement.

 

 

 

 

Publicités