Prendre de ci de là

Le silence de la pièce, après que tout le monde ait pris son café, dans un joyeux brouhaha ;

Un sourire dans le couloir, un « comment ça va » qui sonne comme une vraie question et non pas comme une interjection lancée à la volée ;

Un repas au cours duquel on se confie, on fait le point sur ce qui va (très bien pour elle) et ce qui ne va pas (pour moi) ; nos projets, nos aspirations, nos espoirs déçus, les hommes (une récurrence) ;

Dessiner ensemble notre demain, séparément mais avec ce qui nous fonde : l’autre.

Fouler le tapis de feuilles qui crissent un peu sous les chaussures. Prendre ce temps pour respirer profondément, avant d’y retourner.

Participer à ce « temps convivial », nouveau moment obligé pour faire croire que nous sommes un tout. Prendre la décision pour moi, de savourer ce café, puis m’en aller.

Avant la fin de la journée, prendre du temps avec collègue désormais préférée, pour faire le point. Tranquillement.

Traverser le parking et observer le ballet des feuilles qui s’offre en spectacle au dessus de ma tête.

Prendre, un peu, de ci de là…