Faire un peu, faire vraiment

Il y a cette liste de choses que j’aimerais faire et que je ne fais jamais. Ou alors si, quelques jours, quelques semaines et puis je m’arrête. Je n’ai plus le temps, plus l’envie, je n’en vois plus l’intérêt.

Pourtant, je sais que toutes ces actions mises bout à bout me seraient bénéfiques.

Lire plus, regarder moins (de tv poubelle) ;

Méditer plus, plus exactement, méditer à nouveau ;

Consommer moins et mieux ;

Ranger tous les jours (plutôt que d’y passer des heures le we) ;

Cuisiner avec de vrais et bons produits ;

Faire du sport.

J’ai décidé de ne plus me fixer d’objectifs, lesquels, puisqu’ils ne sont jamais atteints me font  tomber dans des abîmes d’auto flagellation (comment ça, je suis excessive ?!!!). Je fais un peu tous les jours, j’essaye de ne rien m’imposer, de cesser de m’enfermer avec des « il faut que, tu devrais », qui sont mes poisons.

Je commence à faire un acte de la liste par jour. Pour restaurer de l’envie, de la confiance, de la bienveillance (mon désormais maitre mot).

On s’en reparle dans quelques mois pour savoir si j’ai progressé sur la voie 😉

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Les larmes, encore

Elles sont revenues cette semaine, de manière intempestive, incontrôlables, intarissables.

Elles ont des choses à me dire, sans nul doute.

D’abord le fait d’avoir dû travailler 6 mois  pour 2, en l’absence de ma collègue. Un vrai challenge alors que je venais tout juste d’arriver dans ce nouveau métier, ce nouvel environnement, cette nouvelle équipe. Ces 6 mois m’ont révélé que je pouvais y arriver, que j’ai en moi cette force de travail et finalement d’adaptation. Ces 6 mois, paradoxalement, ont aussi mis à jour que je me sens bien mieux sans cette collègue… Ils interrogent, encore, la place que je me donne, la confiance que je m’accorde.

Je renoue avec la fatigue du corps et de l’esprit suite à ce contexte particulier. Des situations déjà éprouvées dans le passé et dont je ne suis pas sortie indemne. C’est drôle comme la vie nous ressert (jusqu’à la lie) ce qu’on n’a pas su digérer.

Enfin, l’insatisfaction dans ce travail, celui de n’être pas employée pour mes compétences réelles, de ne plus évoluer dans une organisation apprenante. J’éprouve une grande frustration, de l’insatisfaction. Il est difficile de s’inscrire dans des organisations, de plus en plus fragiles, qui avancent  avec des plans non plus annuels mais mensuels. C’est usant et le sens s’en trouve dilué. Ma croyance est qu’on ne peut pas investir dans le court ou moyen terme, lorsque l’on s’occupe de « l’autre », de même qu’on ne peut pas faire des économies sur le dos des gens. Mes réflexes d’ex « travailleuse du social » sont bousculés.

Des larmes du temps qui passe et qui ne se rattrapera jamais. Des larmes de regret. Des larmes de renoncement.

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L’énervement du soir

Mon lundi a été peuplé d’énervements, de griffures et même de pleurs.

Alors, pour faire retomber la pression, je partage celui qui est relatif à ce qui se passe ici sur la blogo.

C’est pas déconnant, quand des bloggeurs visitent ton blog et laissent des messages, d’aller voir ces mêmes blogs toi aussi, pour rendre la pareil. Y’ a pas une charte des bonnes pratiques, on est d’accord, mais c’est élégant, courtois, sympa.

C’est pas déconnant, non plus, quand des bloggeurs laissent des petits mots chez toi, de répondre. De prendre le temps de le rendre à celui qui en prend pour laisser un mot chez toi.

Pourquoi j’écris ça ?

Parce que ça me gonfle, peut être parce que moi aussi j’ai besoin de retours, qu’on me dise qu’on « m’aime », parce que certaines bloggeuses ont des chevilles gros comme des paquebots et qu’à un moment donné, faut arrêter de se la raconter. S’il y avait des Duras parmi nous, bah ça se saurait…

Voilà un post méchant et bête et il me fait un bien fou.