Chuchotements intérieurs

Combien de fois j’ai eu cette sensation d’étouffer dans mon quotidien, de ne plus le supporter. Combien de fois j’ai rêvé de tout plaquer ? 10, 20 fois, à moins que cela soit 100. J’ai rêvé d’un quotidien moins aliénant, de simplicité, de facilité peut être. Je ne sais pas. J’ai besoin de sens. Sens professionnel, personnel, familial. Mais je n’en trouve pas.

Il m’a fallu 3 ans pour quitter un emploi aliénant, sans compter les années de réflexion qui ont précédé. De quoi je rêve ? D’épanouissement. Force est de constater que cet épanouissement, encore une fois, ne sera que très partiellement présent dans cet emploi. Je réfléchis à la VAE, à des formations. J’ai quitté un accompagnement trop prenant dans mon précédent poste et dans celui ci, je me rends compte que c’est dans l’accompagnement que je retrouve mon énergie, que je me sens utile. Vraiment utile.

Mon mari trouve que je me plains trop, que j’ai trop d’exigences. Envers la vie, envers moi, envers les gens. C’est ainsi en effet que j’ai été élevée. C’est ainsi ensuite que j’ai été accompagnée professionnellement. Dans l’exigence de la qualité du service rendu. Je garde en mémoire aussi, ces paroles de mon ancienne directrice : ne rien exiger que l’on n’est pas en mesure de donner soi même et néanmoins exiger le meilleur de l’autre en l’accompagnant. Je mets la barre un peu haut sans doute. Mais c’est de cela dont j’ai besoin. Le sentiment d’avancer, de faire mieux, de sortir de ma « condition », si cela veut vraiment dire quelque chose. J’ai envie de mieux, c’est vrai. J’ai besoin de le dire, de le partager pour poser des jalons. Pour autant, il me semble être en mesure de savourer ce que le quotidien m’offre, à travers tous ses petits bonheurs .

J’aimerais cesser les « Je dois », par des « Je choisis de ».

Je choisis de m’accorder du temps,

Je choisis de me traiter avec bienveillance,

Je choisis de tout faire pour m’apaiser,

Je choisis de me remettre au sport,

Je choisis de construire ma vie sociale.

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21 réflexions sur “Chuchotements intérieurs

  1. Mélodie dit :

    Cette exigence n’aurait-elle pas aussi à voir avec une recherche de contrôle de soi et de la vie intérieure , avec ce qu’on s’interdit intérieurement ?

    • Cloudy dit :

      Chère Mélodie
      Heureuse de te revoir ici 🙂
      Tu as infiniment raison (comme d’habitude 😉
      Je te souhaite de très belles et douces vacances

  2. kakushiken dit :

    Un fort tempérament (ma femme a le même)… Une « boute-en-train » à laquelle il faut se mesurer et non s’écarter… Le népou devrait profiter d’une telle coach pour se booster lui-même (même si cela est éreintant) ; le but étant que tu te sentes « épauler » « soutenue »…
    Il y a des sacrifices que l’on devrait faire quant il s’agit de son conjoint (ou sa conjointe)…
    Et c’est moi qui le dit !

    « Je dois » laissera la place à « je choisi de »…
    Sois en sûre !

    Bonne et douce nuit.

  3. gballand dit :

    Seulement, comme vous nous le laissez entendre, quand les chuchotements intérieurs occupent trop de place, on ne peut pas choisir…

  4. carine dit :

    Je te sens bien seule pour affronter tout ça, j’ai l’impression que tu est peu soutenue que ce soit dans le cercle familial, amical ou professionnel . Mais ce n’est peut-être pas la réalité.

  5. ellinda dit :

    Tes textes remuent…
    L’exigence, je crois l’avoir un temps côtoyée jusqu’au jour où je suis parvenue à descendre la barre, mise très haute, d’un cran… Du coup se sentir plus léger (e).
    Toujours faire passer le travail avant tout chose, et se donner droit à la récompense presque jamais, car du travail il y’en a toujours, on en trouve toujours. Toujours se dire quand j’aurais fait cela, j’aurai droit au plaisir de ça… Un jour j’en ai eu finit avec tout ça (pas du jour au lendemain), avec l’aide et la présence d’une personne bienveillante…
    Chez moi, j’avais plutôt une tendance à l’anorexie, la privation….
    Comment on s’en sort… Petit à petit, un pas devant l’autre, en confiance.
    Mais peut être n’étais-je pas « gravement » atteinte.
    Il y a toujours eu en moi, une limite à ne pas dépasser… de peur de basculer dans un point de non retour.
    Je ne sais si cela va t’aider.
    Je te parle de moi. Mes les témoignages des autres m’ont appris que nous sommes tous différents, et que d’être juste parfois lu(e) peut faire un bien fou.
    Je viens te lire souvent, même si je ne commente pas souvent.
    Je te souhaite le meilleur.
    Je t’embrasse.

    • Cloudy dit :

      Ca m’aide de savoir que je suis lue et que je touche d’une certaine manière, comme tu l’écris. Vos retours, vos remarques, vos expériences m’aident.
      Merci pour ça 🙂
      Si mes textes remuent, c’est que je suis remuée… 😉
      Je te souhaite aussi ce meilleur.
      Douces pensées

  6. PaoDora dit :

    Je ne sais quoi ajouter. Je te sens, moi aussi, seule et en souffrance de ce qui te manque et de ce que tu t’imposes. Nous sommes touq différents c’est vrai et, pourtant, nous nous retrouvons toujours, siyven, un peu dans les mots, les maux des autres… Oui, ça remue, je confirme.
    As tu pensé à tester la marche nordique ?
    Pourquoi pas ! 🙂 bisous

    • Cloudy dit :

      PaoDora
      Merci pour tes mots ici.
      Je penche plus pour le pilates, car j’ai la chance d’habiter à la campagne et je peux m’adonner à la marche dès que je le souhaite. Je suis en recherche pour la rentrée 🙂
      Douces pensées 🙂

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