Chuchotements intérieurs

Combien de fois j’ai eu cette sensation d’étouffer dans mon quotidien, de ne plus le supporter. Combien de fois j’ai rêvé de tout plaquer ? 10, 20 fois, à moins que cela soit 100. J’ai rêvé d’un quotidien moins aliénant, de simplicité, de facilité peut être. Je ne sais pas. J’ai besoin de sens. Sens professionnel, personnel, familial. Mais je n’en trouve pas.

Il m’a fallu 3 ans pour quitter un emploi aliénant, sans compter les années de réflexion qui ont précédé. De quoi je rêve ? D’épanouissement. Force est de constater que cet épanouissement, encore une fois, ne sera que très partiellement présent dans cet emploi. Je réfléchis à la VAE, à des formations. J’ai quitté un accompagnement trop prenant dans mon précédent poste et dans celui ci, je me rends compte que c’est dans l’accompagnement que je retrouve mon énergie, que je me sens utile. Vraiment utile.

Mon mari trouve que je me plains trop, que j’ai trop d’exigences. Envers la vie, envers moi, envers les gens. C’est ainsi en effet que j’ai été élevée. C’est ainsi ensuite que j’ai été accompagnée professionnellement. Dans l’exigence de la qualité du service rendu. Je garde en mémoire aussi, ces paroles de mon ancienne directrice : ne rien exiger que l’on n’est pas en mesure de donner soi même et néanmoins exiger le meilleur de l’autre en l’accompagnant. Je mets la barre un peu haut sans doute. Mais c’est de cela dont j’ai besoin. Le sentiment d’avancer, de faire mieux, de sortir de ma « condition », si cela veut vraiment dire quelque chose. J’ai envie de mieux, c’est vrai. J’ai besoin de le dire, de le partager pour poser des jalons. Pour autant, il me semble être en mesure de savourer ce que le quotidien m’offre, à travers tous ses petits bonheurs .

J’aimerais cesser les « Je dois », par des « Je choisis de ».

Je choisis de m’accorder du temps,

Je choisis de me traiter avec bienveillance,

Je choisis de tout faire pour m’apaiser,

Je choisis de me remettre au sport,

Je choisis de construire ma vie sociale.

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