L’étreinte du quotidien

« 21 octobre, après dîner. Processus long et douloureux que cette naissance à une véritable indépendance intérieure. Certitude de plus en plus ferme de ne devoir attendre des autres ni aide, ni soutien, ni refuge, jamais. Les autres sont aussi incertains, aussi faibles, aussi démunis que toi-même. » Une vie bouleversée, Etty Hillesum, Edition du Seuil, 1985, p.69

Je dresse des bilans, je fais des listes, je me remémore un passé souvent douloureux et pesant, je cherche des visages, des mains tendues, je fais des plans.

Je suis à la recherche permanente d’un peu de paix intérieure, de calme, de bien être. Mais il n’en est rien. Tout me parait incroyablement difficile. Les relations, le travail, la vie…

La vie si fragile, au fil tendu si ténu.

Je cherche le sens. Le sens de tout ça. Où est ma place, pour quoi suis je faite ? Pour qui ?

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12 réflexions sur “L’étreinte du quotidien

  1. kkushiken dit :

    Je pense que nous avons tous ce questionnement…
    Vais-je vous apporter quelques éléments de réponse ? Même si je le veux, est-ce possible ?
    Car donner est une chose, recevoir en est une autre.
    Vous devez apprendre à vous respecter, à vous aimer, à vous faire confiance. regardez autour de vous, quelles sont vos réalisations ? Un Népou qui vous aime, des enfants sans doute… Une vie suffisamment calme pour vous permettre d’exister…
    Regardez vous et ressentez-vous.
    Oubliez le fil ténu de la vie. Même s’il l’est, vous ne l’userez pas de la sorte.
    Pour ma part, quand je perds pieds, j’essaie de me concentrer sur ma respiration… Inspiration profonde, expiration profond… encore et encore… Quand j’ai intégré le processus, je le continue et focalise alors sur mon regard : je décompose chaque détail et le recompose avec les couleurs, le volume…
    Dans la nature, ca prend bien… Certains appelle cela « l’effet placebo », moi je dis non… En faisant cela, vous ouvrez vos sens à vous même, et vous vous reliez à l’environnement autour de vous.
    Vous avez un but dans cette vie, aimer vos proches et les épaulez de toutes vos forces.
    N’attendez rien en retour. L’attente engendre la tristesse…
    Donner avec altruisme… Chaque geste doit être vécu…
    Et surtout, pour donner vraiment, donnez à vous même… C’est l’amour de vous même que vous offrez par vos gestes, pensées.
    Vous êtes une belle personne, il vous suffit de l’accepter.
    Bonne et douce nuit.

    • Cloudy dit :

      Merci…
      Pour ces mots et votre bienveillance. Tout cela résonne.
      Il est curieux parfois de constater que le réconfort vient d’ici, du blog et de l’anonymat…

      • kakushiken dit :

        Anonymat…
        Sans doute au premier contact ; mais ensuite…
        Derrière ces mots que nous lisons vous et moi, il y a un être. Nous ne sommes plus anonymes, nous nous connaissons, nous nous reconnaissons…
        Vous allez me dire « mais non, je ne sais pas qui vous êtes ! »
        Pourtant vous connaissez mon nom : kakushiken (même si « kakushiken » signifie « sabre caché »). Vous répliquerez sans doute que cela est un pseudo ; mais un pseudo est comme un nom, il a sa signification, parfois même, il est plus révélateur qu’un prénom commun ou un nom. Le parfait exemple est que mon nom de famille et mon prénom « officiels » ne sont pas « vrais »…
        Pourtant j’existe, je respire, je ris et je pleure (même en tant qu’homme).
        Ne me remerciez jamais pour mes mots. Ils sont spontanés et altruistes. Ma bienveillance est sans doute compassion. La compassion passe à travers moi pour vous atteindre, tout comme elle passe aux travers de vos lecteurs et lectrices. Il n’y a pas une once de ma personne dans mon propos, il y a juste « compassion ». Remerciez alors la compassion en vous même, pour vous-même.

        Vous me rappelez ma femme, et je veux réparer mes fautes. Je souhaite simplement me racheter à mes propres yeux en essayant de vous apporter un peu de réconfort ; tout comme j’essaie de la faire avec ma propre femme.
        Mais comme je l’ai écrit dans le précédent commentaire : donner est une chose, recevoir en est une autre.
        C’est comme lorsque vous vous faites masser, si vous êtes seulement en attente, le massage est raté.
        Toute relation, bonne ou mauvaise, est un partage, un travail d’équipe. Si l’un se refuse à la « fusion » dans l’équipe, le résultat est désordonné, inefficace, nul.

        J’espère ne pas vous avoir défait votre premier ressentis lors de mon premier commentaire pour ce billet. Le but de ce commentaire et de vous faire comprendre que l’anonymat dont vous vous défendez viens de vous et retourne à vous… Rappelez-vous : commencer par vous écouter respirer, parler, lire et penser. Les mots que vous lisez sont pour vous, et donc à VOUS !
        (Je sens que je vais en avoir pour un moment à vous montrer le chemin ; par chance pour vous, je suis patient…)
        Sourire.

      • Cloudy dit :

        Votre message m’évoque tant de choses…
        Pour faire court :
        c’est sous ce pseudo que je me suis si profondément révélée à moi-même et aux « autres ». Vous avez raison, le nom que je porte n’est pas le mien. Je me suis toujours demandé dans quelle mesure « l’officiel » me qualifie.
        vos propos me font sourire, car il y a les mots très forts, alignés que vous posez ici, une certaine théorie qui se bat en duel avec l’émotion. Je vous souhaite de pleurer, non pas comme un homme, comme un être fait de chair, de sang et surtout d’émotion. Comme j’éprouve des émotions à vous lire.
        quant à votre femme… je ne suis pas elle, vous ne pouvez pas rendre, corriger, racheter ce qui a été fait. Le passé est toujours derrière. Il faut investir le présent 🙂

      • PaoDora dit :

        J’ai demandé à une collègue -amie, il y a deux jours, sur qui elle pouvait compter. Elle m’a répondu « sur moi » (sur elle, bien sûr) et cela m’a transpercée d’une certaine manière car je me suis dit « c’est ça vers quoi je voudrais tendre alors que je doute tant de moi ». Elle a fait la Mbct également et l’a totalement intégré…

        Vos mots résonnent aussi en moi…la bienveillance et l’aide ici déposées m’aident autant qu’elles vous aident. C’est incroyablement beau, fort et douloureux. Merci de si bien mettre noir sur blanc ce qui semble si évanescent. La respiration, le moment présent, la méditation et aussi l’acceptation…tout cela ajouter à l’amour que l’on se porte…oui, mais c’est parfois si difficile de penser à le meytre en pratique. Courage Cloudy et oui, vous êtes une belle personne, sensible et magnifique.
        PaoDora

      • Cloudy dit :

        Ohhh je n’ai pas de mots pour répondre à ce que vous déposez si joliment ici.
        Merci à vous pour ce cadeau de partage 🙂

  2. Emilie dit :

    ces moments de doute, cette lourdeur à réaliser des choses, les autres qui paraissent si loin, on ne peut s’y accrocher
    Une transition, un tourbillon qui emmène vers son propre rivage
    se tourner vers le présent et l’avenir et regarder , ne pas vouloir contrôler, se juger, juger
    le monde autour de nous n’est pas serein, la peur, le tumulte nous pénètre

  3. sylvie dit :

    je pense que les mots de Kkushiken disent tout chère cloudy….j’y joins mes pensées les plus douces pour te dire mon affection

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