Bain de famille

Mars « chez nous » est une succession d’anniversaires. Mars le mois du printemps, mon mois bien aimé.

Ce week-end, nous fêtions ses 80 ans à lui, ses 60 ans à elle, mes 26 ans à moi (oui bon…).

Je garde précieusement les photos d’il y a 20 ans en arrière. Déjà c’était une grande fête. Ce week end, il nous manquait du monde autour de la table mais nous n’avons cessé de les évoquer pour nous réchauffer le cœur de leur absence.

« Chez nous », la vraie fête c’est un bon gueuleton, avec du rire et des souvenirs autour. On  trinque, on partage, nos yeux disent qu’on s’aime.

Les centres de table sont faits maison, les fleurs sont partout, chacun repart avec son petit cadeau.

Tableau idyllique d’une famille qui n’est pas la mienne.

Il est si déroutant de se sentir aimée inconditionnellement dans une famille qui n’est pas la sienne.

J’aime une partie de ma famille brinquebalante mais elle m’insupporte par son manque d’écoute, son égoïsme, sa suffisance. Je suis tellement touchée d’être considérée « ailleurs », telle que je suis, d’être prise dans mon unicité et avec bienveillance. Je suis blessée que nous n’ayons pas de tels liens « chez moi ».

La famille un puits sans fond de réflexions, remords, blessures…