Poser les maux

01082015

Avec les années, mes lectures, mes rencontres et mes nombreuses thérapies, j’ai appris à me connaitre.

Je sais les blessures d’enfance : la blessure d’abandon, celle de rejet, je sais le cruel manque de confiance.

Ce sont ces maux qui m’ont conduit à l’hyperphagie et ont fait de moi la cliente parfaite pour les déprimes multiples d’abord puis pour la dépression.

Je sais. Intellectuellement et physiquement tout cela.

Mais savoir n’est pas suffisant. Aux premiers signes, ceux des égratignures, des doutes, des vexations, tous les démons sont vent debout.

Le signe que je ne suis pas guérie, le signe que tout ce qui est tapi, non élucidé n’est pas réglé.

Aussi,  si les valises se sont allégées, elles n’en demeurent pas moins toujours très présentes…