Zéro constance

Je prends des décisions, j’en suis fière, je les affiche, les claironne, m’en vanterai presque… et puis je les abandonne lâchement.

Ainsi, j’avais décidé de me désintoxiquer de la télévision, quitter mon canapé pour mon confortable fauteuil de lecture. J’ai commencé un livre, que je n’ai pas terminé, puis un second. Dans l’intervalle mon Népou a acheté un écran XXL et la Une (ces fucking traitres) ont remis Grey’s Anatomy (no comment).

A ma sortie de la clinique qui fait perdre des kilos, je me suis inscrite dans une salle de gym. J’ai commencé à y aller tous les jeudis puis un sur deux, puis ça me devient de plus en plus difficile. A ma décharge il commence à faire beau et je préfère les ballades dans ma nature avoisinante que l’odeur testostéronée de la salle de gym. Excuse bidon, je te l’accorde.

Lorsque j’ai repris le travail j’ai pratiqué assidument méditation et pilates. Ça m’a fait un bien fou, je dois bien le dire. Je me sentais bien, j’étais contente de tenir… Et je commence doucement à lâcher à mon grand désespoir.

Chaque soir, en rentrant du travail, je me dis que je dois me poser pour écrire. Faire mes lignes, pour évacuer la journée et aussi construire mon écriture. Là encore zéro constance.

Ça me désole et me fais rire…

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