D’içi

Nous avons toutes et tous d’imposantes carrures et autant de fragilités à l’intérieur, que nous faisons taire à coup de chocolat, biscuits, plats en sauce (c’est selon)…

Les repas sont pris à horaire fixe. Impossible d’y déroger. Du chaos doit renaitre l’ordre.

Nous sommes protégés, portés, par toute une équipe.

Quand d’autres mangent avec leur ventre, nous mangeons avec nos émotions.

Ici l’extérieur pourrait devenir un lointain souvenir.

On pratique 8 heures de sport par semaine. Autant dire que cela n’est jamais arrivé à aucun de nous auparavant et notre corps vient nous dire des choses qu’il n’avait jamais pu livrer.

On vit des séances de psys en accéléré, pour nous révéler à nous même et nous assumer.

On mange dans le bruit, ambiance colo, pour ne pas se laisser envahir.

Je réfléchis, beaucoup, trop, sur l’ici et maintenant, sur l’avant et sur l’après…

Je me rends compte que nous souffrons toutes et tous à des degrés différents de la même pathologie et ça fait du bien.

Nous sommes tous des hyper sensibles, souffrant d’un cruel manque de confiance.

J’apprends à me connaitre et à me reconnaitre.

Enfin