Les petits plaisirs simples

Plonger de la marmelade de mandarine dans mon yaourt nature 0%

Quand un pot de crème de jour se termine pour avoir la joie d’en ouvrir un autre et le faire fondre sur ma peau

Sentir l’odeur de plastique et accrocher mon porte clé porte bonheur dans une voiture neuve

Arriver en haut d’une montagne contempler la vue tandis que les poumons me brûlent d’avoir grimper vélu

Manger un sandwich jambon beurre, en 1ère classe dans un TGV parti à l’heure (et qui arrivera à l’heure), assise dans une place solo

Regarder la TV enfouie sous ma grosse couverture, allongée sur mon sofa de rêeeeeeve

Acheter un nouveau livre, le renifler, caresser sa couverture et savourer la première ligne, celle qui me fera aller au bout ou pas, le répertorier dans ma liste de livre puis le déposer délicatement dans ma bibliothèque

Regarder mon Namoureux descendre du train et courir vers moi, avec son petit sourire en coin

Me masser les pieds devant la TV ou dans mon lit avec une crème qui sent bon

Boire mon café devant la fenêtre tandis que dehors, c’est entre chien et loup et que la montagne est baignée d’un petit halo de lumière

Rentrer du travail le soir et être saisie par le silence reposant

La phrase qui résonne

Elle m’a dit, noyée dans notre échange, la phrase qui claque :

« Au fond, vous avez besoin d’accompagner les autres parce-que vous ne l’avez jamais vraiment été ».

A la réflexion, je crois que c’est vrai.

Commencer vraiment l’année

La maison s’est vidée.

De la famille puis des amis.

Et pour terminer, de la présence de Namoureux et de toutes les petites affaires qu’il laisse trainer dans la maison…

J’aime savoir que la maison va résonner de rires, de bruit, de vie, au fur et à mesure qu’elle se remplit.

J’aime aussi retrouver le silence, renouer avec mes petits rituels, mes nombreuses habitudes.

Investir à nouveau mon antre, en prendre soin, tranquillement.

J’ai besoin du silence pour faire le vide et appréhender ma « rentrée », car mon année professionnelle s’est terminée avec un moment dur, un haussement de voix, des menaces feutrées. Le tout m’ayant laissée quelque peu amère.

C’est comme si le calme, la paix ne pouvaient jamais exister vraiment (ou si brièvement) et qu’il fallait toujours mener des luttes : pour faire valoir ses droits, être reconnue, entendue, légitimée (entre autre chose…).

Je dois puiser dans mes forces pour commencer cette année sur de nouvelles bases, reprendre confiance, trouver une nouvelle énergie. Je pensais avoir franchis des caps mais il y a visiblement toujours quelque chose qui me fais faire un pas en arrière. Douloureusement.

Que le monde de l’emploi est étrange et déroutant, violent dans les rapports que les êtres instaurent entre eux. Des luttes pouvoir pour prendre le dessus sur l’autre, des luttes dont personne ne sort jamais grandi.

Multitude

J’ai besoin :

d’air

de grands espaces

de sommeil

de me désintoxiquer à la bouffe

d’écrire

de faire du sport

de réponses

de lectures

d’amitiés

de rencontres

de légereté

de silence

de paix

de rire

d’évasion

de nouveautés

de motivation

d’un chemin à suivre

de nouveaux projets

et sans doute d’amour…

Anduze 2013

Spirit

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Les fêtes sont passées, la famille repartie.

Je crois pouvoir dire que pour la première fois depuis très longtemps, j’ai apprécié cette fin d’année, j’en ai savouré chaque instant.

Cette année, nous étions de mon côté, mes cousins séparés en cours d’année nous ont rejoint. L’une avec ses deux filles, l’autre sans ses 4 enfants. Un moment difficile pour eux mais que nous avons néanmoins traversé dans la joie et le partage.  Nous avions aussi invité un voisin, seul et sans son fils lui aussi.

J’ai aimé cette fin d’année car l’esprit était là. Cet esprit que j’ai tant et tant de fois recherché dans ma famille et que jusque là je ne trouvais pas. Plus jeune, je me suis souvent dit que mes fêtes de fin d’année à moi ne ressembleraient en rien à ce que je vivais chez moi et qui me paraissait faux et surfait. Nous étions ensemble, sans le vouloir vraiment, le tout noyé sous les cadeaux et des débordements de bouffe, le tout d’une manière empruntée.

Depuis que la configuration de notre famille a changé, depuis que nous nous choisissons, tout est très différent.

Des cadeaux choisis finement (et non pas offrir pour offrir) , un repas léger et gouteux, une belle table, des instants de partage et de rire, où l’on se parle  avec le cœur, la présence des enfants et la place qui est faite à leurs émerveillements, qui rejailli sur les grands.

Pour ce Noël et ensemble nous avons touché à ce but. Mes cousins n’étaient pas seuls, apaisés, en mesure de festoyer, tout en mettant de côté leurs préoccupations et difficultés. Pour ce qui nous concerne, nous avons réussi à rendre ces instants légers et doux pour tous et enfin, nous avons laissé une place à table à une personne seule, qui je crois a apprécié être en notre compagnie.

C’est à cela, je pense, que doivent ressembler les fins d’année.

Avec Namoureux, nous nous sommes réservés une petite soirée rien que pour nous, pour nous créer un moment « bulle », pour nous retrouver et enjamber l’année en tranquillité et en sérénité. Ce dont nous aurons plus que besoin pour ce mois de janvier.

J’espère que le reste de mon année sera à cette image : le partage, la douceur et la joie.