Commencer vraiment l’année

La maison s’est vidée.

De la famille puis des amis.

Et pour terminer, de la présence de Namoureux et de toutes les petites affaires qu’il laisse trainer dans la maison…

J’aime savoir que la maison va résonner de rires, de bruit, de vie, au fur et à mesure qu’elle se remplit.

J’aime aussi retrouver le silence, renouer avec mes petits rituels, mes nombreuses habitudes.

Investir à nouveau mon antre, en prendre soin, tranquillement.

J’ai besoin du silence pour faire le vide et appréhender ma « rentrée », car mon année professionnelle s’est terminée avec un moment dur, un haussement de voix, des menaces feutrées. Le tout m’ayant laissée quelque peu amère.

C’est comme si le calme, la paix ne pouvaient jamais exister vraiment (ou si brièvement) et qu’il fallait toujours mener des luttes : pour faire valoir ses droits, être reconnue, entendue, légitimée (entre autre chose…).

Je dois puiser dans mes forces pour commencer cette année sur de nouvelles bases, reprendre confiance, trouver une nouvelle énergie. Je pensais avoir franchis des caps mais il y a visiblement toujours quelque chose qui me fais faire un pas en arrière. Douloureusement.

Que le monde de l’emploi est étrange et déroutant, violent dans les rapports que les êtres instaurent entre eux. Des luttes pouvoir pour prendre le dessus sur l’autre, des luttes dont personne ne sort jamais grandi.

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10 réflexions sur “Commencer vraiment l’année

  1. Mélodie dit :

    Oui, je crois qu’il faut toujours lutter. Comme la barque au gré des intempéries.
    Mais je crois que les luttes sont aussi contre soi-même. Au delà du venin mes blessures viennent aussi , j’en prends conscience progressivement, de ce qu’elles réveillent en moi, cette intériorité que je ne connais pas bien, qui m’échappe et qui m’évince de toute sérénité. Cette vilaine qui me fustige réveille des doutes anciens enfouis….
    COURAGE

  2. well11 dit :

    Encore une fois je me reconnais dans ce que tu écris, dans cette douleur récidivante parfois. Que c’est éprouvant de toujours devoir se battre… mais ça va le faire. Tant qu’il y a de la vie… Biz du soir, espoir 🙂

    • Cloudy dit :

      Récidivante c’est exactement ce terme.
      Je crois foncièrement que ça le fait toujours, comment faire autrement d’ailleurs…
      Des biiiz

  3. gballand dit :

    Bon courage pour le retour. Quant à la violence – psychologique ou autre – ne croyez-vous pas qu’elle est partout mais à des degrés divers, certes 😉

  4. floverslebleu dit :

    Je crois, hélas, que cet état d’esprit se retrouve dans beaucoup d’autres milieux professionnels. Tes billets sur ton travail me font souvent penser à l’ambiance qui règne dans mon école en salle des maîtres… Je crois que nos emplois, très en prise avec la société et son mal-être, souffrent de ce contexte social rude et finissent par absorber ce malaise qui rejaillit sur nous et sur nos rapports entre collègues. Il faut être forts et soudés pour résister à toute cette violence sociale sans se laisser happer et y perdre des plumes… Je te souhaite de trouver la force en 2014 pour résister au mieux et que ton équipe parvienne (le plus souvent possible) à un certain apaisement.
    Beaucoup de bonheurs personnels également pour toi et Namoureux!

  5. cecile dit :

    S’imposer aux autres, c’est peut être un cap à passer. Ca va peut être aussi avec ta nouvelle fonction. Je suis sûre qu’avec l’experience, tu feras quelque chose de bon.

  6. Anouchka dit :

    J’arrive après la bataille mais une phrase m’a interpellée : « mener des luttes »……….
    N’est-ce pas nous qui prenons cela comme des luttes, n’est-ce pas la vie tout simplement ?
    Une question que je te pose, parce que je me la pose en te lisant….

    • Cloudy dit :

      Je pense que tu as raison. Il y a notre manière d’appréhender les évènements, notre manière de les recevoir puis de les vivre.
      Je me faisais la réflexion en fin d’année dernière: je crois n’avoir jamais vécu un mois complet au travail sans qu’il ne se passe quelque chose : un clash, une dispute, des énervements divers et variés.
      C’est usant.
      Ici en l’occurrence, je parle de lutte car ce qui m’arrive actuellement est un point de blocage dont je ne me sens par responsable et qui à mon sens cache des éléments qui me dépassent. Je parle de lutte aussi, parce que le conflit dans lequel j’entre actuellement vient toucher à mon intégrité professionnelle, ce qui est absolument insupportable.
      J’ai une forte tendance à voir le verre à moitié vide, ce que je tends à vouloir inverser 😉
      DEs pensées:)

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