L’enfant

Je suis une enfant quand ma mère me « gronde », comme lorsque j’avais 4 ans (puis 15, puis 25, puis 30…).

Je suis une enfant quand les émotions transpirent de chaque pore, qu’elles me submergent comme de grandes vagues qui emmènent tout sur leur passage.

Je suis une enfant quand je ne sais plus quel chemin prendre, quand je ne sais plus ce qui est bon pour moi

Je suis une enfant quand je suis « invitée » dans le bureau de Vénérable Directrice et que l’on cause velu

Je suis une enfant devant les situations nouvelles qui me font peur

Je suis une enfant lorsque je ne me sens pas entendue par Namoureux

Je suis une enfant dans la solitude imposée et dans les douloureux moments d’hyperphagie qui s’en suivent

Je suis une enfant dans la nature, dans le regard renouvelé que je pose sur chaque élément

Je suis une enfant devant un cadeau, une parole douce et caressante

Je suis une enfant lorsque j’entre dans une librairie et que je m’apprête à choisir le futur « élu »

Je suis une enfant dans certains moments de joies intenses

Je suis une enfant quand je dois prendre la parole en public

Je suis une enfant devant certains enfants…

Bilan des soldes, semaine 2

–  1 magnifique ensemble Okaïdi, pour ma nénette qui va bientôt fêter ses 8 ans. Un beau pantalon vieux rose avec la chemise à fleur qui va avec.

– 1 imper à fanfreluches Bella Blue, à – 50 %

des ballerines Decathlon, qu’on dirait des chaussettes tellement on est bien dedans et en plus, elles laissent respirer les pieds !

Bilan de la semaine supérieur à 100 euros (cette fois j’arrête)

Stratosphère

La violence est venue envahir chacun de mes membres, de la gorge au bout des pieds, en passant par le pouls qui bat fort dans chacune de mes cellules. Une tension extrême, à chaque étage.

C’est une onde de choc, qui de manière cyclique vient m’envahir.

J’explique cela par une accumulation de petits échecs, de déceptions, d’incompréhensions.

Rarement je ne me suis sentie autant « à côté ».

Chaque situation du quotidien m’agace : l’inertie et la violence du « système », la violence des relations, l’absence de communication.

J’ai le sentiment que plus rien ne fonctionne comme il faudrait et je m’étonne d’en être la seule affectée. « On » ne pense pas comme moi… Pas de révolte, jamais un mot plus haut que l’autre. On dénonce dans notre coin et puis on s’en retourne à nos petites affaires. Mais moi je ne peux plus. J’ai perdu le sens.

Aujourd’hui, je suis sortie de ma voiture à une station service, la personne qui me précédait tapait tranquillement sur son portable tandis que je patientais. Je suis allée taper à sa vitre en hurlant, j’aurais pu très facilement lui mettre ma main dans la tronche.

Je ressens l’absolue nécessité de prendre du recul, de la hauteur mais j’en suis incapable. Chaque jour amène son lot de tracasseries qui me plombent un peu plus.

La relative solitude qui est la mienne aujourd’hui est devenue insupportable. A force d’écouter et d’éponger, de toujours m’effacer, on m’a sensiblement oubliée… Je suis bluffée par la facilité qu’on certaines personnes à ne penser qu’à elles.

Si on me demandait comment je vais aujourd’hui la réponse serait : MAL.

Erreur fatale

Parler mariage.

Avec ma mère.

Sais pas ce qui m’est passé par la tête.

Ses yeux se sont mis à scintiller, ses lèvres à frémir.

Et sa petite machine intérieure s’est mis en route. Je l’ai vu tout de suite (je la connais la bougresse !).

C’est ma faute, je sais…

« On invitera untel et untel. De notre côté, on ne devrait pas être plus de 30 non ? Le mieux c’est de miser sur un petit mariage MAIS sans lésiner, t’en penses quoi ? »

Bah juste que je suis pas sûre de l’inviter finalement… (T’as pas envie de te remarier avec Papa des fois ?)

Bilan des soldes, semaine 1

–  2 gros oreillers douillets de plume (pour aller avec la MAGNIFIQUE lit acheté précédemment)

– 2 poêles TEFAL, anti-adhésives, parce que mon matos de cuisine craint vraiment dixit Namoureux…. Me suis donc exécutée SURTOUT pour lui faire plaisir, puisque je ne cuisine pas

– 3 tee shirts à 10 euros chacun, dont 2 à manches longues, yep, j’investis à long terme moi Madame.

Me reste 2 paires de chaussures et je le jure-crache- içi je ne craquerai pas sur un nouveau sac (les temps sont un peu durs)

Bilan de la semaine inférieur à 100 euros (lire = un exploit !)