Des claques (qui se perdent)

Aux deux François. Du Vatican et Hollande. Le premier oublie que la France est un République laïque. Foulée aux pieds certes, mais quand même. Avant d’aller donner des conseils qu’il commence d’abord par faire le ménage devant sa porte, ce ne sera pas du luxe. Le second, Président de tous les Français qui distille des inepties à chacune de ses apparitions. Faire remonter la courbe du chômage d’ici la fin de l’année ? Il s’agirait alors d’un miracle. D’un pur et simple miracle. Sa formation pour un chômeur sur deux est un mensonge éhonté, impossible à mettre en place, puisqu’il n’y a pas d’argent et que cela ne suit pas sur le terrain, quant aux contrats d’avenir ils sont très loin d’être tous signés à une époque où les entreprises n’ont que quelques mois de lisibilité devant eux.

A ce guichetier de la gare SNCF que je fréquente habituellement. Il y a 3 mois que j’ai pris mes billets à moindre cout (25 euros) pour l’anniversaire de Namoureux. Mon train a été annulé pour cause de grève. Je dois ressortir la modique somme de 100 euros pour m’assurer que mon week end se réalisera vraiment. 100 euros ! Je m’étonne auprès du guichetier qu’aucun geste commercial ne soit fait à mon endroit. Puisque  » j’insiste », il va ME monter MON dossier administratif (il est 18 h 50), afin que mes 25 euros soient remboursés. Il fulmine, grommelle, je reste stoïque. Je m’étonne de nouveau que l’on me rembourse si peu ( j’en déduis, méchante fille que la grève est rentable ?!). Hors de lui, Monsieur me demande si je ne veux pas qu’il m’offre sa carte bleue. Puisque tu en parles, si. Parce que je n’ai rien contre une énième grève qui pénalise encore et toujours le voyageur-contribuable-vache-à-lait mais un peu de respect, un peu de patience, parce que je choisis contre vents et marées à venir à ton guichet pour le faire vivre, ce n’est pas du luxe. Dorénavant j’irai sur internet pour m’éviter les  grommellements d’un guichetier acariâtre.

Aux nuées de touristes asiatiques, à l’instinct grégaire. Ils envahissent littéralement nos édifices, armés jusqu’aux dents d’appareils numériques dernier cri, bousculent, mitraillent, se déplacent en grappe et à toute vitesse, jacassent, touchent  à tout en se souciant rarement de l’autre. L’autre, celui qui a envie de prendre son temps, de contempler tranquillement les œuvres sans risquer de me faire percer le tympan. Cette absurde courses aux temps, à la possession, me rend dingue.

Dans le même registre, je distribuerai quelques claques à des enseignants croisés aujourd’hui au Musée des Arts et Métiers. En préalable et avant de me faire des ennemis je ne milite nullement pour un art élitiste. Bien au contraire. Mais ce qui me rend dingue, ce sont les profs qui CRIENT des chuuuuuts à tirelarigot dans un musée, qui menacent de prendre des carnets, qui rigolent entre profs mais n’interviennent JAMAIS quand les élèves partent dans tous les sens. La visite au musée, vire à la classe de mer. Et moi, pauvre naze qui aie payé mon billet, je ne profite de (presque) rien parce que des gosses en goguette ne savent pas se tenir.

Pour finir, je mettrai des coups de boules à des femmes et hommes, de tous âges confondus, qui ont besoin dans les transports en commun de partager leur intimité dans les menus détails. Tout se partage aujourd’hui sans plus de limite. Du week end en famille, à la soirée entre portes. On parle fort, on rit sans se soucier de l’autre… C’est moi ou bien.

Ca va toujours mieux en le disant…

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