Orgie à tous les étages : Gatsby Le Magnifique de Baz Luhrmann

Avant d’être des films, Gatsby est un livre publié en 1925 par Scott Fitzgerald. Un livre de plus de 200 pages, dont l’objectif est de dépeindre une époque, l’Amérique des années 20 et la relation ambiguë de deux amants Daisy et un certain Gatsby.

Gatsby le Magnifique

Synopsis (Allo Ciné) :

« Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble.

C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats »

Aller voir le film c’est s’exposer à un déluge chromatique, une avalanche de costumes et de décors, une musique survoltée, des dialogues certes très fidèles au livre mais qui sonnent faux. La 3D ne sert en rien l’œuvre car l’œil est noyé sous une foultitude de détails et ne retient rien au final.

Dommage.

Tout semblait réunit pour que ce fil soit prometteur. Le réalisateur et sa vision du monde, les acteurs, la musique, le sujet.

A mes yeux, il s’agit ici d’un vaste ratage qui me désole. J’ai eu la sensation pendant plus de deux heures de regarder un clip vidéo grandeur nature. A aucun moment je n’ai été touchée, émue. Pas même par la démonstration de Léonardo Di Caprio. [D’ailleurs, j’ai découvert dans ce film à quel point  il a de grosses mains (zaviez remarqué ? Plus aussi charmant à mes yeux le Léo, bref…)]. Au contraire, je suis restée sur le bord du chemin. C’est un peu comme si le réalisateur avait eu besoin de faire joujou sans penser à ses spectateurs.

La seule question qui m’est venue en regardant le film (c’est dire…), c’est si Fitzgerald s’était inspiré de Zelda (sa femme) pour la figure de Daisy, femme frivole et inconstante, qui fait tourner les têtes jusqu’à la tragédie.

En un mot comme en cent : passez votre chemin !

 

 

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