De la poésie, des ballets, une symphonie

Dès les premières images, le ton est donné. Il y aura de la pluie, beaucoup et de nombreuses démonstrations de kung fu.

Les films de Wong Kar Wai, sont une promesse. D’esthétique, de poésie, d’images soignées.

Avec « The Grandmaster », il ne déroge pas à la règle.

The Grandmaster

Tourné sur plusieurs années, le film retrace la vie d’Yip Man, un maitre en arts martiaux (le Wing chun, pour être précise) qui fut le mentor d’un certain Bruce Lee. Sur fond de guerre sino-japonaise,  on suit le parcours de ce maitre pacifiste, qui commence son enseignement en Chine, pour finir à Hong Kong par l’ouverture de plusieurs écoles.

S’il est question de kung fu dans ce film, on y parle aussi et en filigrane d’amour. L’amour pour son pays, pour des femmes, pour son art élevé au rang d’art suprême.

Tout dans ce film respire la poésie, il est d’ailleurs truffé d’allégories (sur la vie, la mort, la filiation), de symboles (les couleurs, les éléments).

Bref, j’ai aimé ce film malgré quelques longueurs, ruptures de rythme et des incohérences dans les dialogues. Un bon moment, des images léchées et une histoire certes un peu décousue mais qui accroche.

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