Forty

40 ans, le chiffre rond qui donne le tournis.

L’âge qui marque un cap, celui de la maturité mais aussi celui du questionnement : qui suis-je, où vais-je et sur quelle étagère. Il y a le travail, la famille, les amis, les enfants, le couple, la santé (le sexe, le rapport au corps)… Bref une valse de questions et non des moindres. Des questions de fond, sur ce que fût notre vie jusque là, sur ce qu’on aimerait qu’elle soit, la couleur qu’on a envie de lui donner.

Namoureux va avoir 40 ans cette année.

Se posent donc LES questions : fêter ou pas, dans son homeland ou dans la ville dans laquelle il vit aujourd’hui, avec les potes, avec les potes + la famille… ?

Bref, pour Namoureux c’est un cap et j’ai quelques difficultés à l’accompagner sur son chemin.

J’aime les fêtes, les symboles, je suis du genre à ritualiser, tandis qu’il est plus timoré. Je brûle d’impatience d’envoyer un petit message aux copains, alors qu’il est encore dans une hésitation très marquée, qui pencherait plutôt vers le no : no festivités, no friends, no gifts… J’ai envie de faire la fête, qu’autour de nous, il y ait tous nos essentiels, j’ai envie de célébrer la vie et le bonheur.

Mon Namoureux est impressionné par cet âge qui se profile dans quelques mois. Par ce grand tournant à prendre, à la fois pour lui même et pour notre couple, notre vie de famille. Ce nid que nous n’avons pas encore, ce Sunnybaby que nous aimerions tant voir arriver et last but not least un nouvel emploi à sa mesure.

Je pensais qu’aller voir « 40 ans mode d’emploi » serait une solution pour alléger les choses. En fait non.

40 ans : mode d'emploi

Certes, les dialogues sont bien ficelés, les situations sentent le vécu pour certaines, il y a dans ce film un esprit à la Friends. On savoure des moments de franche rigolade et de pur régal, mais rien de suffisamment inspirant pour encourager Namoureux à passer le cap en sérénité… Au contraire, ce film a révélé je crois tout ce qui le tourmente, ce qui semble difficile à surmonter.

Il nous faudrait je crois un peu plus de légèreté, laisser encore vibrer en nous les enfants puis les adolescents que nous avons été, pour continuer à rêver…

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