Le truc à la noix qui m’énerve

Vénérable Directrice me demande de passer dans son bureau.

Un nœud se forme à la vitesse de l’éclair dans mon estomac. Quand elle me demande de passer, c’est rarement une bonne nouvelle…

Vénérable Directrice est embêtée, elle souhaite que je quitte mon grand bureau pour y installer le pôle administratif et que de mon côté, j’intègre le plus petit bureau de Maison Company (lequel n’a pas de clim, est mal agencé, est trop exposé à la lumière à mon goût).

Rapide concertation avec moi même… je dis oui.

MONSTRUEUSE, MONUMENTALE, erreur.

Me voilà reléguée loin de mes collègues, isolée et surtout exposée aux bruits, aux passages et à l’inconfort.

Pourquoi ai-je accepté ? Parce que j’ai un petit fond de bêtise, je dois bien le dire. J’ai toujours envie d’arranger, apaiser les conflits et au final, c’est moi qui trinque. Car, ce que je pensais être une formalité, un changement sans conséquence, vient me perturber et me déstabiliser.

Mon ancien bureau, j’y tenais. Une pièce fraîche avec une petite fenêtre, un grand espace d’accueil, à côté de super collègue (pour débriefer les entretiens et aussi rire un peu entre les RDV, nous préparer des tisanes après le repas).

Je mesure (et pense à toi Moune) combien il m’est important d’évoluer dans un cadre serein, adapté tant à mes besoins qu’à mes petites habitudes.Voilà que mon quotidien déjà difficile est venu s’assombrir d’un coup.

8 réflexions sur “Le truc à la noix qui m’énerve

  1. moune dit :

    Zut ! Tu T’es faite avoir ! J’espère que tu vas trouver tes marques ! Bon c’est déjà bien d’avoir ton propre bureau !

  2. Mélodie dit :

    Je crois que le lien ne fonctionne pas.
    Je crois aussi que ça me ressemble quand grand chef l’inspecteur ou grande chef (pas chef du tout en réalité mais ainsi vécu) la directrice s’adresse à moi.
    Je crois que ça me ressemble quand je me sens comme une petite fille qui pense qu’on va lui reprocher qqchose.
    ça me ressemble quand je veux dire non et que je dis oui car je suis redevenue petite fille obéissante et pas contrariante. Elle veut être aimée.
    Mince alors! Comme c’est idiot car plus personne ne m’appelle plus mademoiselle .
    Comme c’est idiot de ne pas avoir toujours l’âge du corps qu’on habite….
    Mais, en ce moment. je grandis je me sens moins souvent enfant, J’ose élever la voix et , même si la culpabilité parfois me taraude, je sais que je suis en train devenir adulte.
    Au pire du pire de ma vie professionnelle, je me faisais des illusions, j’essuyais mes larmes en me disant
    « ce qui ne me tue pas me rend plus fort ».
    COURAGE.

    • Cloudy dit :

      Tu as absolument raison. Il est 5 h du matin, je ne dors pas depuis plus d’une heure, pour partie à cause de ça. En me levant je me suis dit que c’était une épreuve de plus pour moi, pour me faire travailler de l’intérieur. Je ne suis pas de celle qui crie plus fort que les autres pour obtenir ce qu’elle souhaite, qui menace. Il va donc me falloir développer d’autres stratégies.
      Des pensées, merci pour tes passages ici 🙂

      • Anne-So dit :

        Je me retrouve aussi partiellement dans ce que tu décris et à travers les mots de Mélodie : l’enfant en moi, qui a eu peur de la réaction de ses parents alors, a tendance à se faire « toute petite » pour que les orages passent…. au détriment bien entendu de l’expression de mes besoins, volontés, etc…. J’aurais peut-être réagi de la même façon que toi, dire oui rapidement pour arranger.. en même temps, je me mets à ta place, pas forcément évident face à une nouvelle à laquelle on ne s’attend pas de dire « minute, je vais réfléchir », surtout quand on ne te laisse pas d’autre choix à côté.
        D’ailleurs, avais-tu vraiment la possibilité de refuser ou de proposer autre chose ?
        J’espère que tu auras pu trouver un peu de repos.
        Et puis, si le changement en question te porte trop préjudice (et donc à ta qualité de travail), peux-tu essayer de proposer encore un autre local pour toi ?
        Enfin, oui, souvent c’est la vie qui nous met face à des situations pour nous faire grandir, ce n’est pas toujours agréable, mais ça nous oblige à nous positionner.
        Enfin enfin (j’ai plein de trucs à dire sur ce billet), comme toi, mes conditions de travail sont importantes aussi, en fait mon environnement : l’ambiance, le niveau sonore, etc… Tu as déjà lu des ouvrages sur les « hypersensibles » ? Bises !

      • Cloudy dit :

        Merci pour ce très touchant message. Heureuse que tu aies à dire et à partager sur le sujet 🙂
        Hypersensible ?
        Oui indéniablement…
        Les livres m’aident à conscientiser, à agir sur certains points, malheureusement pas à « guérir ».
        Des bizettes à toi 🙂

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