Le truc à la noix qui m’énerve

Vénérable Directrice me demande de passer dans son bureau.

Un nœud se forme à la vitesse de l’éclair dans mon estomac. Quand elle me demande de passer, c’est rarement une bonne nouvelle…

Vénérable Directrice est embêtée, elle souhaite que je quitte mon grand bureau pour y installer le pôle administratif et que de mon côté, j’intègre le plus petit bureau de Maison Company (lequel n’a pas de clim, est mal agencé, est trop exposé à la lumière à mon goût).

Rapide concertation avec moi même… je dis oui.

MONSTRUEUSE, MONUMENTALE, erreur.

Me voilà reléguée loin de mes collègues, isolée et surtout exposée aux bruits, aux passages et à l’inconfort.

Pourquoi ai-je accepté ? Parce que j’ai un petit fond de bêtise, je dois bien le dire. J’ai toujours envie d’arranger, apaiser les conflits et au final, c’est moi qui trinque. Car, ce que je pensais être une formalité, un changement sans conséquence, vient me perturber et me déstabiliser.

Mon ancien bureau, j’y tenais. Une pièce fraîche avec une petite fenêtre, un grand espace d’accueil, à côté de super collègue (pour débriefer les entretiens et aussi rire un peu entre les RDV, nous préparer des tisanes après le repas).

Je mesure (et pense à toi Moune) combien il m’est important d’évoluer dans un cadre serein, adapté tant à mes besoins qu’à mes petites habitudes.Voilà que mon quotidien déjà difficile est venu s’assombrir d’un coup.

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