ColèreS et incompréhensionS

Pour lutter contre le chômage et faire reculer la précarité, « on » a décidé d’augmenter les minima sociaux.

A une demande d’emploi, de statut social, de reconnaissance de ses compétences et plus largement de son être, « on » oppose des miettes (Car, il faudra que l’on m’explique comment « on » fait pour vivre avec 470 euros/mois). Des miettes que l’on va augmenter certes, mais des miettes quand même.

Je disais donc, que pour lutter ACTIVEMENT contre le chômage, c’est la réponse financière que l’on a trouvé.

« On » a pas décidé de donner plus de moyens à Pôle emploi pour faire un accompagnement RÉEL (si tu sais comment on gère un portefeuille de 250 personnes à voir 20 min tous les 3 mois, n’hésites pas à éclairer ma lanterne sur cette insoluble équation).

« On » a pas décidé de cesser de financer à fond perdu des formations qui mènent directement des étudiants à remplir les files anonymes de Pôle emploi.

« On » a pas décidé de mettre le paquet sur la formation tout au long de la vie (quelle vaste fumisterie tiens ça encore !), « on » a pas décidé de s’attacher aux catégories intermédiaires qui voient la formation comme une nébuleuse inatteignable, « on » a pas décidé non plus de forcer (un peu) les entreprises à mettre le paquet sur la professionnalisation de leurs salariés.

« On » a pas décidé non plus de sécuriser les parcours de salariés en souffrance dans les entreprises.

« On » a pas décidé de donner les moyens à toutes les autres structures qui accompagnent vers l’emploi (parce que sans déconner, y a pas que Pôle emploi dans la vie).

« On » a pas demandé aux plus gros recruteurs en France (à savoir les associations et les PME/PMI) de se mettre autour de la table ensemble et de réfléchir à des métiers émergents. Créer ensemble, avant que tous les emplois qualifiés filent vers les pays étrangers, c’est possible quand même non ?

Non, la seule solution que l’on a trouvé, c’est augmenter les minima sociaux…