Gérer le silence

Je suis, je crois, un être de peu de mots.

J’apprécie assez peu les bavardages, le dire pour dire, à tort et à travers.

J’ai le bruit en horreur et souvent je n’aspire qu’à une chose, me retrouver dans un gite, en pleine montagne où ne règnerait que le bruit des feuilles et le chant des oiseaux.

Et voilà, tandis que nous menons des entretiens avec Vénérable Directrice, que celle ci me fait remarquer je ne sais  pas gérer le silence.

A juste titre d’ailleurs.

Le silence pour laisser la place, pour organiser la pensée, pour faire retomber la pression.

Il aura fallut cela pour que je me rende compte que je suis mal à l’aise avec les silences générés par d’autres.

Ce qui est formidable dans mon métier, c’est qu’on avance tous les jours.

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